La culture dérobée ou l’art de maximiser l’espace au potager

Les jardins sont souvent de plus en plus petits. Alors pour continuer à obtenir de belles récoltes, pensez aux cultures dérobées. Guide pratique.

Avec la réduction des espaces potagers, il est devenu cruellement indispensable de « tirer meilleur parti de l’espace disponible », explique Alan Buckingham, auteur de « Mon potager mois par mois« . Ce constat implique donc un changement dans la mentalité de culture que l’on avait jusque-là, à savoir des planches de cultures uniformes et unispécifiques.

C’est dans cette optique qu’est apparue l’idée de la culture dérobée qui compte deux facettes.

Cultiver sous les légumes verticaux

La première facette de la culture dérobée est née d’une évidence : l’espace occupé au sol par les légumes verticaux est très faible. Pourquoi donc ne pas planter d’autres légumes, de hauteur réduite, à leur pied?

Les légumes verticaux qui peuvent accueillir une culture dérobée à leur pied (aussi appelée dans ce cas, culture intercalaire) sont essentiellement de type légumes-fruits. On distingue deux catégories qui vont avoir un impact sur la culture dérobée associée.

  • Les plants à tuteurer (tomates, pois et haricots à rames…) auront une ombre portée au sol relativement faible.
  • Les plants à palisser (concombre, cornichons…) auront, quant à eux, une (très) importante ombre portée.
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Choisissez donc des cultures qui ont besoin d’un ensoleillement correspondant à celui permis par le légume sous lequel vous allez planter. Vous pouvez également profiter de cet espace pour planter des fleurs qui auront un intérêt pour vos cultures. Pensez, entre autres, aux :

  • Diverses salades, laitues et jeunes pousses qui apprécieront l’ombre de vos légumes palissés.
  • Brassicacées (chou fleur, brocoli…) qui pousseront eux aussi sous les légumes palissés.
  • Divers légumes racines (betterave, panais, radis, navet…) qui préféreront l’ombre modérée apportée par les plants à tuteurer.
  • Oeillets d’inde et autres tagètes, à associer absolument aux tomates pour leurs vertus répulsives.

Semer entre deux cultures longues

Lorsqu’une parcelle se libère, il peut y avoir un laps de temps avant qu’elle ne puisse accueillir la culture suivante prévue lors de la planification. L’idée est donc apparue de semer des plantes à croissance rapide afin de rentabiliser cette parcelle nue.

Peu de légumes se prêtent à cette technique, toutefois les légumes feuilles consommés en jeunes pousses ou les radis sont parfaits pour cela. En deux à trois semaines, les premières récoltes peuvent être réalisées et s’échelonner sur plusieurs semaines.

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Usez donc de cette pratique mais n’en abusez pas et veillez tout de même à ne pas appauvrir votre sol outre mesure. Pour cela, conservez une à deux semaines de jachère entre les cultures pour apporter compost ou fumure et laisser le temps aux microorganismes de l’intégrer au sol.

Avec de telles pratiques, même un tout petit potager peut produire des quantités honorables de légumes.

Pour aller plus loin :

« Mon potager mois par mois » Alan Buckingham

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